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Orang-outans : Rencontre avec des fans à Sumatra, en Indonésie

Les orang-outans de l’île de Sumatra, en Indonésie, ont eu l’honneur de me rencontrer.

Ça s’est passé très vite. Je reçois un courrier de plusieurs orang-outans fans en mode “On adore tes articles, ton humour et ton style vestimentaire. Est-ce qu’on peut se rencontrer ?”. Là, complètement abasourdi d’avoir une telle lettre dans les mains, je me questionne : Comment des orang-outans ont-ils pu obtenir mon adresse ? Je réponds que je vais voir si j’ai le temps car j’ai quand même d’autres trucs à faire. Je suis en Nouvelle-Zélande, les Le Pen viennent à la maison pour Shabbat le week-end prochain et celui d’après j’ai un tournoi de kung fu subatomique mais quand même ! Ne voulant pas priver des fans de mon aura, j’accepte ! Je pense même leur faire un prix. Allez venez, je vous raconte.

Attention, cet article peut contenir des traces de mauvaise foi !

Cet itinéraire a été créé à l’aide du site Le planificateur A-contresens

Orang-outans : Rencontre avec des fans à Sumatra, en Indonésie

Auckland ⇒ Bali

Je viens de vendre mon van après plus d’un an de PVT en Nouvelle-Zélande et j’arrive à l’aéroport d’Auckland sans billet d’avion. Je demande le billet le moins cher pour quelque part en Asie directement au “bureau des billets les moins chers pour quelque part en Asie” où l’on m’annonce qu’il reste une place pour Bali, dans 3 heures et à 250€. Après une réflexion d’environ 2,7 nano secondes (ça va plus vite qu’un but au baby foot), je décide de m’envoler pour Bali.

Bali ⇒ Bukit Lawang et les orang-outans

Bali, c’est beau et chouette, mais je connais déjà (si tu connais pas, clique sur Bali) et puis l’île de Sumatra m’appelle depuis quelques temps. Parfois tard le soir, elle ne parle pas mais je l’entends respirer et sangloter mon nom dans le téléphone. Je prends donc le vol le plus proche et le moins cher pour Medan sur le “site des vols les plus proches et les moins chers pour Medan” (cette blague peut être détournée à l’infini), et je m’envole vers la capitale de Sumatra et deuxième plus grande ville d’Indonésie.

Après une nuit à Medan, seul dans un dortoir pour huit où chaos et désespoir semblent s’être juré fidélité, je me rends à la gare routière. On est en Asie, c’est mieux si vous avez déjà pratiqué la négociation, même en niveau amateur. Ainsi je passe de 120 000 à 50 000 roupies (7,75 € à 3,20 €) pour parcourir les 80 km qui me séparent de Bukit Lawang.

Restaurants, guesthouses, agences de trekking et passage obligatoire par les boutiques de vêtements & souvenirs, Bukit Lawang réunit toutes les caractéristiques du village touristique sauf… Les touristes ! On est en basse saison et comme le mot « mousson » fait peur à tout le monde, on se retrouve à trois dans une guesthouse pour 20. Certes il pleut, mais une fois l’heure d’averse quotidienne passée et le courant rétabli, c’est une véritable jungle paradisiaque qui s’égoutte devant mes yeux.

Avant d’entamer toute démarche concernant mon futur trek en milieu hostile, je coche l’option « détente et visite des alentours sur plusieurs jours ». Si vous êtes l’heureux détenteur d’un doctorat en procrastination, Bukit Lawang est un endroit où vous pourrez facilement mettre en pratique vos années d’études.

Vendredi : Jour du marché et de la vente du caoutchouc à Bukit Lawang

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Les orang-outans de Sumatra

Il existe trois espèces d’orang-outans dans le monde : Une sur l’île de Bornéo, une dans le Sud de Sumatra et mon fan club, dans le Nord de Sumatra.

Après un rapide tour des agences qui proposent sensiblement les mêmes prix, je réserve 3 jours de trek avec celle de ma guesthouse. Les retours positifs des gens sur place, la descente de la rivière en rafting du dernier jour offerte et Jojo, le guide que je connais désormais depuis plusieurs jours m’ont convaincu. L’équipe qui m’entoure est la suivante : Jojo et Emma la Française en attaque, Tim l’Allemand au milieu, James l’Anglais et Ferry le second guide en défense et Ahmed le cuisinier en gardien de but. Ayant prédit le vainqueur du match Brésil-Honduras du 27 mai 2007, c’est tout naturellement que je suis élu entraîneur/joueur de cette équipe. Nous sommes prêts à débuter ce match amical qui pourrait bien ne pas le rester, on part dans la jungle !

Orang-outans

La jungle des orang-outans

C’est la demeure des orang-outans mais c’est aussi la jungle d’autres espèces de singes, d’oiseaux, des varans et des sangsues. Ces dernières s’accrochent sans qu’on les sente pour se délecter de ce nectar de vie pourpre qui coule en nous. Elles ne sont absolument pas dangereuses, juste très moches et dérangeantes. Si la peur ne vous a toujours pas envahi à l’énonciation de ce beau monde, sachez que le tigre de Sumatra, des panthères noires ainsi que des scorpions et autres serpents sont domiciliés dans cette même jungle. Les apercevoir relève de la chance ou de la malchance, chacune déterminée par la distance qui vous sépare de la bête lors de la rencontre.

Orang-outans

Orang-outans

Préciser que ce combo suceurs de sang/mangeurs d’homme n’est pas la partie la plus vendeuse du trek est un euphémisme. Alors on va parler du plus grand mammifère arboricole du monde et deuxième plus grand singe après le gorille. Les orang-outans sont roux et en voie de disparition. Si l’on ne peut rien faire pour le premier point de cette double peine, nous sommes directement responsables du second par la déforestation qui précède la plantation de palmeraies dont l’huile du même nom est extraite.

Un trek chez les orang-outans de Bukit Lawang

Jungle : Jour 1

Ça y est, on est dans la jungle. De nombreuses décibels nous accompagnent en guise d’acouphènes, je transpire 8 litres toutes les 24 minutes et je garde mes sens en éveil, prêt à parer une attaque latérale d’un tigre ou une planchette japonaise d’une fourmi géante. Avant d’en découdre avec la faune locale, on commence assez soft avec une explication de Jojo sur le caoutchouc. On est au milieu d’une plantation d’hévéas, l’arbre qui produit le caoutchouc dont on se sert pour fabriquer les pneus et les préservatifs qui empêchent d’attraper des maladies graves comme le SIDA ou des enfants.

Orang-outans

Après cette instruction sur la récolte du latex, on s’enfonce un peu plus dans la jungle sur des chemins qui deviennent très pentus. On a la joie d’expulser nos premières sangsues lors de la pause, encerclés de singes qui lorgnent jalousement sur nos fruits.

Orang-outans

Nous en alerte, ci-dessous, lors d’un bruit suspect dans la jungle (toutes les 4 secondes en moyenne)

Orang-outans

On repart à l’assaut de la jungle où sont servis arbres, racines et moustiques à volonté ! On est en train de marcher paisiblement, l’air de rien, quand soudain : “Caramba, des orang-outans !” Me voilà face à une maman et son petit. Je n’en crois pas mes yeux. Je suis tellement ému de rencontrer des fans pour la première fois. Bien sûr, pour ne pas trop dévoiler leurs émotions, ils ont feint de ne pas m’avoir reconnu. J’ai joué le jeu en restant le plus naturel possible, tout en m’approchant pour les laisser profiter de ce moment très spécial pour eux.

Orang-outans

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Orang-outans

Après une rapide photo en leur compagnie dont ils n’ont pas réclamé de copie (certainement par timidité, je leur en enverrai une par mail), on continue notre périple au cœur de la jungle. On arrive en milieu d’après-midi au campement où on va passer la première nuit dans la jungle.

La jungle, si c’est bruyant la journée, c’est 3 fois le Macumba Night la nuit mais avec des bruits qui te rappellent constamment que la cabane sans porte dans laquelle tu dors est construite au milieu de 2736 causes de décès différentes.

Notre campement au bord de la rivière

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Jungle : Jour 2

Le deuxième jour dans la jungle, c’est celui où on prend la confiance. On sort des sentiers pour créer les nôtres à coups de machettes et on tue des serpents avec les dents avant de les faire tourner en broche au-dessus d’un feu qu’on allume en 13 secondes avec 3 brindilles et un silex.

Dans la réalité vraie qui existe, on se tape des montées si raides qu’on est à deux doigts de s’encorder et j’observe mon endurance couler le long de mon corps, expulsée par une chaleur étouffante. Le moment salvateur de la pause touche à son terme dès la première minute, la faute à un orang-outan qui surgit des buissons sans dire bonjour. Je veux bien être poursuivi par des fans car c’est aussi la rançon de la notoriété mais la moindre des choses est de s’annoncer quand on arrive, non ?

Il se peut également que votre guide devienne fou à cause de la chaleur

Orang-outans

Les orang-outans sont des animaux sauvages, n’essayez donc pas de les amadouer avec un jeu de tarot ou une invitation à prendre l’apéro. Le mot d’ordre du guide est “courrez !”. Nous voilà repartis dans la jungle au pas de course, poursuivis des yeux par 5 orang-outans depuis les hauteurs de la forêt.

Orang-outans

Orang-outans

Le repas de midi est donc remis à une heure ultérieure. Des animaux roux et très poilus répondraient “oui” à 100% au référendum du partage de ma bouffe. Après une descente vers la rivière et la traversée de celle-ci, on trouve l’endroit pour manger au sommet de la colline d’en face. Peu de temps après, encore en milieu d’après-midi, on arrive au second campement au bord de la rivière Bohorok, principal cours d’eau de la région. La seconde nuit est moins agitée par les bruits car la mousson est venue arroser tout ça. Elle arrose tellement bien tout ça que le niveau de la rivière monte jusqu’à l’entrée du campement. Bloqués par les eaux, on doit rester là le lendemain matin. On attend midi que les bouées arrivent afin de redescendre la rivière en rafting jusqu’au village.

Orang-outans

Orang-outans

Orang-outans : Rencontre avec des fans à Sumatra, en Indonésie

À Bukit Lawang, j’ai trouvé une équipe de choc ! J’ai fait de belles rencontres dans un lieu qu’on n’a pas envie de quitter. Les planètes étaient alignées pour assurer la perfection de ces 9 jours avec en point d’orgue la jungle et ses animaux dont les orang-outans. Ont-ils apprécié autant que moi cette rencontre magique et hors du commun digne d’une soirée Erasmus où la vodka/pomme désinhibe et aide à nouer de nouvelles amitiés ? Je l’espère ! Ces 3 jours dans la jungle sont classés parmi mes meilleurs moments avec des animaux. Et vous ? Quelles sont vos plus belles expériences avec des animaux ?

J’espère pouvoir leur rendre leur accueil en les recevant en France, un jour !

Marchez sur mes pas !

1 € = 15 500 roupies indonésiennes (IDR)

Où dormir à Medan :

  • Empire Inn : 46 000 IDR (2,95 €) la nuit en dortoir de 8. Juste un lit, point barre. Bien pour une seule nuit.

Où dormir à Bukit Lawang :

  • Rain Forest Guesthouse : 42 500 IDR (2,70 €) la nuit en bengalow pour 2 avec salle de bain et toilettes communes. Le top, juste en face de la jungle avec un super personnel. C’est un prix Booking, en temps normal les bengalows sont à 50 000 IDR (3,20 €) la nuit pour 2.

Où manger à Bukit Lawang :

  • Rain Forest Guesthouse : Tout est bon et les prix sont corrects.
  • Ida Restaurant : Très bons plats pour des prix corrects et une belle vue sur la rivière en prime.
  • Junia : Un poil plus cher mais le sambal et le poisson valent le détour de l’autre côté de la rivière.
  • The Cave Rock : Très bon, à prix correct et situé dans la grotte sur le chemin du village.
  • La station de bus : Des plats pas chers et un bon café en bonne compagnie.

Le trek :

  • Rain Forest Guesthouse : 1 700 000 IDR (109 €). Sont inclus les 3 jours avec guide et nourriture dans la jungle et le retour en rafting. L’entrée du parc national Gunung Leuser est comprise dans le prix. Il faut ajouter 10 € pour le rafting qui m’a été offert, il est en option.

Les transports :

    • Bus aéroport de Medan – Medan Plaza Fair (centre-ville) : 30 000 IDR/p (1,90 €), 30 minutes de route.
    • Bemo Medan – Pinang Baris (gare routière) : 5 000 IDR/p (0,30 €), 10 minutes. Les bemos sont des mini bus collectifs jaunes ou bleus. Arrêtez n’importe lequel dans la rue et demandez s’il se rend à la gare routière de Pinang Baris.
    • Bus Pinang Baris – Bukit Lawang : 50 000 IDR/p (3,20 €), 4 heures de route. Si vous réservez à la Rain Forest Guesthouse, on viendra vous chercher à la gare en scooter.
    • Bus Bukit Lawang – Bohorok : 5 000 IDR/p (0,30 €) l’aller, 15 minutes. Si vous avez besoin de retirer car il n’y a pas de distributeur à bukit Lawang.
    • Péage d’entrée à Bukit Lawang : 3 000 IDR/véhicule (0,20 €), à payer uniquement si vous arrivez en véhicule privé.

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Commentaires

2 Commentaires
  1. Publié par
    Emma de giralemonde
    Déc 29, 2019 Reply

    Énorme ton article merci beaucoup.. ma meilleure expérience avec les animaux a été de passer quelques jours avec toi 😉 ravie que l’expérience t’ait plu. C’était vraiment énorme .. à bientôt

    • Publié par
      Maxime
      Déc 29, 2019 Reply

      Terima kasih banyak ! 🙂

      C’est vrai que c’était énorme, voire fou par moments. J’espère te croiser en Thaïlande ! Bisous

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