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Berastagi : Le magasin de riz

J’ai passé 3 jours à Berastagi. Est-ce que j’ai bien aimé Berastagi ? Peut-on ouvrir une épicerie arabe à Berastagi même si on n’est pas Chinois ? Que faire et que voir autour de Berastagi ? Cet article parle essentiellement de Berastagi.

Avant d’aller à Berastagi, j’ai rencontré les orang-outans de Bukit Lawang.

Berastagi : Le magasin de riz

Présentation de Berastagi

Berastagi est une ville située en Asie, sur l’île de Sumatra, en Indonésie. Elle n’a jamais été sélectionnée pour organiser les JO. Oh, elle a bien accueilli les mondiaux de mangeage de soupe avec des baguettes mais ça a fait un flop. Les gens se sont lassés après seulement 5 mois de compétition. Berastagi arrive en 7ème position au classement des trucs les plus bruyants établi par Nuisances Sonores Magazine, entre Zaz qui parle et Zaz qui chante.

Magnanime, je te donne une vraie info : Berastagi signifie “magasin de riz”. Un nom plutôt raccord avec l’Asie et qui paraît tout de suite moins ridicule quand on sait qu’écumer la France peut nous amener à traverser Sexfontaines, Corps-Nuds et Deux-Verges. Mais un nom assez utile quand tu sèches sur le titre d’un article. D’ici à en faire tout un paragraphe…

La ville n’est pas du tout touristique et l’accueil des habitants est très chaleureux. Dès mes premiers mètres, et jusqu’à la fin de mon séjour, les sourires, “hello mister”, dons de tickets resto et autres demandes de selfie pleuvent sur moi à n’en plus finir.

Une guesthouse inoubliable

On a tous séjourné dans cet endroit si particulier à nos yeux qu’on s’en souviendra pour toujours. La Sibayak Losmen Guesthouse s’invite sans nomination à la cérémonie des hébergements qui resteront gravés dans la mémoire qui est dans ma tête.

Une décoration intérieure directement inspirée de celle de chez ma grand-mère (l’antéchrist de Valérie Damidot), une aération sans moustiquaire qui donne sur un couloir constamment allumé servant de réunions nocturnes au voisinage pendant que les moustiques tournent un remake de Cannibal Holocaust (si tu ne connais pas, clique sur ce lien qui devrait te mettre l’eau à la bouche) dans la zone comprise entre ma plante de pieds et mon cuir chevelu. Avec ceci, des rats dénués de toute notion de vie privée qui visitent les chambres en empruntant les trous dans les murs, une coupure d’eau toutes les 4 minutes et les travaux qui démarrent aux alentours de minuit. Un combo machiavélique certainement établi dans le but de marquer leurs hôtes d’une empreinte psychologique indélébile.

Aération sans moustiquaire, allégorie de la ligne Maginot !

Le chef des moustiques, s’adressant directement à moi !

J’ai bien cherché à changer d’hébergement mais un hôtel hors de prix et une guesthouse fermée sont les seules alternatives proposées dans cette ville située aux portes de l’enfer.

Sipiso Piso : On attend la chute !

Passées les réjouissances de mon pied-à-terre au milieu du bonheur, me voilà parti à la découverte de Sipiso Piso soit la plus grande chute de Sumatra qui fait un plongeon synchronisé haut vol de 120 mètres avant de descendre le lit de la rivière en kayak pour arriver en brasse sur le lac Toba. À l’échelle des chutes d’Iguazú en Argentine, c’est une cabine de douche, mais elle arrive tout de même à impressionner le petit garçon qui gîte dans ma tête depuis 3 décennies en se nourrissant exclusivement de guimauves.

Berastagi

Si ton budget effets spéciaux est restreint, voici le making off “waterfall”

Berastagi

La chute Sipiso Piso situe le point Nord du lac Toba, plus grande caldera du monde et ma prochaine destination à Sumatra. Mais ne sortons pas mémé de la charrue pour mettre les orties avant les bœufs, mes incroyables aventures au lac Toba sont au programme du prochain article.

Le point Nord du lac Toba

Berastagi

Le volcan Sibayak

L’Indonésie, c’est un peu comme le visage d’un adolescent en pénurie de Biactol : On y distingue des petits cratères éruptifs un peu partout. Par conséquent, le troisième sport national en Indonésie, après le badminton et le sourire en milieu rural, c’est de monter en haut des volcans. À l’échelle des 3726 mètres d’altitude du Volcan Rinjani sur l’île indonésienne de Lombok, le volcan Sibayak est une taupinière.

La balade est facile et très agréable, et les seules personnes que je croise sont des Indonésiens qui ont passé la nuit en tente autour du cratère du volcan le plus accessible d’Indonésie (une taupinière je te dis !).

Berastagi

Berastagi

J’arrive après une heure de marche seulement au bord du cratère qui s’est auto-privatisé pour que l’on puisse bénéficier d’un tête à tête. Le trek est si court que je suis dérangé par la sensation de ne pas mériter cette entrevue. Une sensation qui s’évanouit 4 secondes après le début de contemplation du lac de cratère aux couleurs exotiques entouré de multiples expirations de soufre.

Berastagi

Berastagi

À l’aller comme au retour, les gens me sourient, m’interpellent et veulent une photo avec Mohammed Salah, le joueur de foot égyptien de Liverpool. En effet, inspirés par mes origines diverses et une envergure capillaire plutôt conséquente, les Indonésiens se sont passé le mot pour m’appeler Mo Salah au premier regard.

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Ai-je vraiment une tête de joueur de football égyptien talentueux ?

Je ne le crois pas !

Berastagi : Le magasin de riz

Pour te situer Berastagi, il y a 27 heures de vol sans escales ni plateau repas depuis le Dakota du Sud. En revanche, la ligne directe depuis Limoges est suspendue jusqu’à nouvel ordre. Le mieux est d’y aller en bus depuis Bukit Lawang ou Medan. Mis à part le contact avec ses habitants, Berastagi ne restera pas marquée dans les annales. Mais elle l’est sur ce blog et c’est déjà beaucoup. Une ville que je ne qualifierais pas d’incontournable, ni de désagréable. En bref, Berastagi : je ne suis ni pour, ni contre. Bien au contraire !

Marchez sur mes pas !

1 € = 15 500 roupies indonésiennes (IDR)

Où (ne pas) dormir à Berastagi :

  • Sibayak Losmen Guesthouse : 90 000 IDR (5,80 €) la chambre double avec salle de bain.

Où manger à Berastagi :

  • Brothershood Café : Plats locaux et prix corrects.
  • Dans les stands de la rue principale.

Les visites :

  • Volcan Sibayak : 10 000 IDR/p (0,60 €) l’entrée.

Les transports :

  • Bus Pinang Baris (Medan) – Berastagi : 30 000 IDR/p (01,90 €), 3 heures de route.
  • Berastagi – Kabanjahe : 5 000 IDR/p (0,30 €), 20 minutes de route en bémo.
  • Kabanjahe – Merek : 7 000 IDR/p (0,45 €), 30 minutes de route en bémo.
  • Volcan Sibayak – Berastagi : 10 000 IDR/p (0,60 €), 10 minutes de route en bémo.

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Tu as ri à gorge déployée et trouvé des bons plans mais pas de photo de moi tout nu et tu veux que ça continue ?

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