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Isan : Va voir ailleurs en Thaïlande (si j’y suis)

Aux portes de l’Isan, région la plus pauvre et méconnue de Thaïlande, j’ai visité les villes de Khorat et Phimai pendant 4 jours.

On la cherche, on l’attend, on la désire de tout notre être ! L’authenticité en Thaïlande, c’est presque aussi rare qu’une frappe cadrée d’Olivier Giroud (dont l’équivalent féminin serait un jean taille 38 à -50% le 5ème jour des soldes). Alors j’me suis envoyé promener pour aller voir ailleurs si elle y est, à l’Est du pays, région de l’Isan. 

Isan : La face cachée de Thaïlande

La non-fête du slip à Khorat

Son nom thaï, c’est Nakhon Ratchasima. Mais la plupart des gens du coin ont décidé que c’était plus un nom à coucher dehors (très loin dehors) que dedans donc tout le monde l’appelle par son ancien nom Khmer : Khorat. La ville est plutôt calme, comprenez que c’est pas la fête du slip tous les jours. C’est-à-dire que le dernier klaxon retentit vers 18 heures et un pet d’acarien pourrait vous réveiller au milieu de la nuit.

Isan

Isan

Dans cette ville, je ne croise aucun visage occidental, pas de roux, pas de blond, même pas un petit châtain de rien du tout. On me scrute au marché central comme si j’étais Superman (même avec les lunettes), on me dévisage on m’envisage et on me sourit pas mal aussi alors ça va. J’aurais bien débattu de religion et de la géopolitique au Soudan du Sud avec les habitants, mais ils parlent autant anglais que moi je joue du piano debout alors c’est peut-être un détail pour vous mais j’ai réussi à commander un pad thaï et c’est déjà pas mal.

Quand t’essayes de communiquer

Comme je ne suis pas là non plus pour faire des colliers de nouilles pour la fête des mères, je fais mon petit tour de la ville. Je commence par le temple Wat Phayap où les moines sont en plein brainstorming dans une première salle. La seconde, où des rangées de chaises sont posées face au Bouddha doré, est complètement vide.

Isan

Isan

Ci-dessous, Bouddha entouré de tous ses fidèles

Isan

Si ce temple est au centre de la ville, le second est plus excentré mais accessible à pieds. Le Wat Sala Loi est un temple assez atypique puisque qu’il est moderne et entouré de statues d’animaux.

Isan

Isan

Isan

Niveau visite, ça casse pas 2 pattes à un serpent mais sur l’échelle de l’excitation on est encore bien au-dessus d’un lundi matin au bureau. Les temples bouddhistes de Wat Phayap et Wat Sala Loi sont assez simples et rapides à visiter. Le petit truc en plus, c’est qu’ils sont auto-privatisés pour n’importe quel voyageur lambda puisque personne n’y fout les pieds.

Il n’y a que Phimai qui m’aille

Niveau titre on est pas mal, non ? N’hésitez pas à m’envoyer vos pouces en l’air (en commentaires uniquement, sinon c’est dégueu) si vous ressentez le besoin d’exprimer une quelconque gratitude post-rictus incontrôlé. Phimai – là c’est le seul vrai nom, y’a pas d’entourloupe – est une petite ville situé à 60 km de Khorat. Après une petite heure de bus, j’arrive au centre-ville. Enfin, au centre-bourg plutôt, la ville est toute petite, ambiance western. Il ne manque plus que l’ami Clint qui sort du saloon avec la clope au bec et le colt au ceinturon pour faire mordre la poussière à tout ce qui bouge. Même si y’a pas grand chose qui bouge !

Prasat Hin Phimai

À peine arrivé, je tombe nez à entrée avec le temple phare du coin, la coqueluche des bouddhistes en herbe et des voyageurs de passage : Le Prasat Hin Phimai. Ce temple est très spécial puisqu’il s’agit ni plus ni moins, tenez-vous bien, roulement de tambour, – tenez-vous j’ai dit – du temple khmer qui a servi de modèle à Angkor Wat – je vous avais dit de vous tenir –, le plus célèbre temple d’Angkor au Cambodge (dont vous pourriez lire l’article en cliquant ici mais comme vous êtes de fidèles et très beaux lecteurs je sais que c’est déjà fait depuis belle lurette).

Isan

Isan

Isan

Les deux particularités de ce temple sont qu’il est très beau et qu’il n’y a pas un chat car il est très peu connu. On n’en parle pas tous les jours dans Khmer Magazine et puis de toute façon ce magazine n’existe pas alors tout le monde file à Angkor pendant que Bibi se promène tout nu dans les champs au gré du vent, seul à Prasat Hin Phimai.

Isan

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Je me balade, je respire, je prends des photos, je pourrais même faire un match de hockey sur gazon ou passer la discographie complète de Jean-Michel Jarre (le cousin de Jean-Michel Cruche), personne ne le saurait ! Mais le hockey sur gazon tout seul c’est pas terrible et j’aime bien la musique alors on passe à la suite.

Sai Ngam

La suite c’est Sai Ngam, le banyan géant. Un banyan est un arbre dont les branches plongent vers le sol pour s’enraciner. Il peut avoir plusieurs troncs et couvrir plusieurs hectares, il est l’arbre qui cache la forêt et la forêt en même temps. Et celui-là est géant.

Isan

Si Phimai permet de s’octroyer un peu de calme comparé à la ferveur qui règne dans les autres villes thaïs, à l’ombre du banyan le calme domine et je retrouve la pointe de fraîcheur que les 40 degrés ambiants m’avaient dérobée dès l’arrivée en Thaïlande.

Isan

Sur toutes ces photos, il n’y a qu’un arbre !

Isan

Comme de partout en Thaïlande, à Phimai ça ne coûte pas plus cher de bien manger, n’allez pas plus loin que devant le Prasat Hin ou Sai Ngam ! Là encore les visiteurs se font plutôt rare donc comme à Khorat les sourires pleuvent à n’en plus finir.

Isan : La face cachée de Thaïlande

C’est la fin de mon échappée belle en solitaire dans l’est thaïlandais qui sera à peaufiner lors d’un prochain voyage. Khorat et Phimai sont les deux premières villes de l’Isan et font la promesse d’une région plutôt tranquille niveau tourisme. On est aux antipodes de Koh Phi Phi, par exemple, et si la pratique de l’anglais y est aussi courante qu’une course de serpents pénis un mardi dans le Vaucluse, la communication et le feeling passent tout de suite grâce aux sourires de ses habitants chaleureux. Vous avez donc deux choses à faire dans les minutes qui viennent : Taper “serpent pénis” sur Google images et programmer un futur voyage en Isan !

Marchez sur mes pas !

1 € = 38 bahts thaïlandais (THB)

Où dormir à Khorat :

Cathay Hotel, 220 THB (5,80 €) la chambre simple avec salle de bain privée. Central, propre et pas cher et le gérant est une perle qui sait tout.

Où manger :

À Khorat : Le marché, un grand classique en Thaïlande où tout est bon, pas cher et servi avec le sourire.

À Phimai : Des petits boui bouis se trouvent aux abords du temple Prasat Hin et du banian géant.

Les transports :

Chiang Mai – Khorat, 613 THB (16,10 €) le bus de nuit avec toilettes, port USB et coupon repas inclus. 12 heures de trajet, 2 départs par jour à 18h45 et 20h30.

Khorat – Bangkok, 191 THB (5 €) le trajet en bus. Départ toutes les 30 minutes, 4 heures de trajet.

Khorat – Phimai, 100 THB (2,60 €) l’aller-retour. Départ toutes les 30 minutes dans les 2 sens, 1 heure de trajet.

Khorat centre – Gare des bus, 8 THB (0,20 €) en songthaew (tuk tuk collectif). 10 minutes de trajet.

Les visites :

Les visites du Wat Phayap et du Wat Sala Loi de Khorat sont gratuites.

Prasat Hin Phimai, 100 THB/p (2,60 €) l’entrée valable 1 jour. Ouvert tous les jours de 7h à 18h.

Sai Ngam, le grand banian de Phimai, entrée gratuite.

Toutes les visites se font facilement à pied.

Vous avez des questions, d’autres informations, une expérience dans le domaine ou juste besoin de parler ?

N’hésitez pas à commenter ! 😉

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