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Bilan, Sumatra : 1 mois en Indonésie

Bilan, Sumatra : J’ai passé un mois en Indonésie.

Je suis allé à Sumatra à la base pour voir des orang-outans et quelques autres lieux sans trop me renseigner. J’avais prévu un peu d’imprévu juste parce que j’aime bien ne pas prévoir ce qui est prévu et finalement tout s’est passé comme pas prévu à l’instar de cette phrase qui est enfin terminée. Place au bilan de Sumatra !

Bilan, Sumatra : 1 mois en Indonésie

Mon itinéraire

4 jours à Bali – 10 jours à Bukit Lawang pour rencontrer les orang-outans3 jours à Berastagi3 jours à Tuk Tuk – 12 jours à Balige1 jour dans les transports pour passer la frontière en bateau vers la Malaisie.

Cet itinéraire a été créé à l’aide du site Le planificateur A-contresens

Tout a commencé à l’aéroport d’Auckland. Je me pointe sans billet d’avion, après 14 mois de PVT en Nouvelle-Zélande. Je demande le billet d’avion le moins cher possible, le plus rapide possible et le plus en Asie possible. Roulement de tambour et violoncelle : C’est Bali ! Bali c’est beau, Bali c’est mignon mais je connais Bali et j’ai peur de prendre l’accent russe ou australien (ou pire : l’accent français !) si je reste trop longtemps donc je m’envole pour Sumatra !

Et voilà comment je me suis retrouvé dans la jungle puis à faire un bilan de Sumatra !

Bilan Sumatra

Je commence par dix jours pépouzes face à la jungle de Bukit Lawang dont trois à l’écumer pour rencontrer les orangs-outans et plein d’animaux qui ont envie de manger ma nourriture ou moi ou les deux puis je file à Berastagi. Un volcan et trente-deux selfies plus tard, je file au lac Toba pour passer Noël à Tuk Tuk, la ville, pas le véhicule. Enfin je suis invité par Sebastian et Imelda à séjourner chez eux, où je finis mon mois avant de prendre le bateau pour la Malaisie.

Orang-outans

Les Indonésiens

Je commence ce bilan de Sumatra par le meilleur : Ses habitants ! L’Indonésie abrite plus de 260 millions de compatriotes dont 50 uniquement sur l’île de Sumatra. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’ils ont tous la bonté et la gentillesse de l’abbé Pierre qui est de bonne humeur quand il se lève du bon pied mais j’ai toujours eu de très bons contacts avec eux.

La gare de Bukit Lawang, un endroit plein de vie et de jeux d’argent

Bilan Sumatra

Bilan Sumatra

“Tu connais Mickaël Platine et Zibine Zibane ?”

“Bien sûr ! Je les prenais tout le temps à PES6 !”

En me mêlant aux habitants, j’ai découvert des personnes toujours avides de discuter pour découvrir ma culture et surtout savoir ce que je suis venu foutre à Sumatra, où il n’y a rien à faire selon eux. J’aimerais aussi parler de leurs dents, non pas pour évoquer leur absence mais pour préciser qu’elles sont toujours à découvert. À l’instar d’une main au bout d’un bras, le sourire semble être le prolongement logique d’un visage indonésien, qu’il soit grand, petit, vieux, jeune, maigre, gros ou roux même si c’est rare d’en trouver qui correspondent à ses deux derniers critères.

Bilan Sumatra

Bilan Sumatra

La religion

L’Indonésie est le pays qui compte le plus de musulmans au monde. Une information qui en ferait frémir plus d’un parmi ceux qui s’habituent à regarder le monde par la petite lucarne (coucou BFM). La région de Banda Aceh, au Nord de Sumatra, a instauré la charia. Mis à part ça, le reste du pays se joue de nous en mêlant femmes voilées et femmes non voilées, islam, christianisme et bouddhisme. Souvent les gens me posent la question et ont du mal à comprendre qu’on puisse ne pas avoir de religion. Des rapports parfois amusants ou déroutants mais toujours respectueux et amorcés avant tout par la curiosité.

J’ai toujours trouvé ça curieux qu’on puisse croire en quelqu’un qui a laissé les Américains inventer le fromage en tube en toute impunité !

Les hébergements

Pendant ce mois, je suis passé par tous les types d’hébergements :

  • Le dortoir pour quatre à Bali où les fêtards imbibés de vodka bon marché me relayent quand je pars conquérir mon petit déjeuner, à 7 heures du matin.
  • Seul dans un dortoir pour six à Medan, où le désespoir a une odeur.
  • Un bengalow pour deux à Bukit Lawang, à moins de trois euros, depuis lequel j’ai le luxe d’observer la jungle égoutter sa dose de mousson quotidienne.
  • Une guesthouse à Berastagi, dont le décorateur d’intérieur est aveugle, une grand-mère aigrie ou les deux. Chambre fournie avec draps, rats et moustiques.
  • Et le bateau de Jack Sparrow, dans le homestay en construction où j’étais hébergé par Imelda et Sebastian.

Bilan Sumatra

Les transports

Les transports à Sumatra sont toujours très longs et tous les prix sont à négocier. J’ai fait exprès de ne pas dire “négociables” car on te demandera toujours le double, voire le triple du prix du trajet.

Les bus sont très vieux et lents et nous rappellent que la patience est une vertu. Paradoxalement les chauffeurs conduisent comme des fous. C’est assez surprenant de voir quelqu’un se démener autant pour arriver en retard quelque part, surtout quand ton espérance de vie se situe à équidistance de ses mains et des pédales.

J’ai eu du mal à lire dans les transports à Sumatra car j’étais sans cesse dérangé par des locaux avides d’informations à mon sujet quand je n’étais pas obnubilé par ces vastes étendues de jungle et de palmeraies.

Bilan Sumatra

La cigarette étant autorisée (ou obligatoire, on sait pas) à peu près de partout en Indonésie, l’ancien fumeur que je suis à vécu des heures de transport particulièrement agréables.

La cuisine

Le nasi goreng (riz frit indonésien), le nasi soto (soupe au lait de coco), le saté ayam (poulet à la sauce cacahuètes) et le gado gado (mélange de légumes à la sauce cacahuètes) ont libre court sur Sumatra comme dans toute l’Indonésie mais j’ai découvert de vrais plats, épices et saveurs qui viennent garnir les spécialités de l’île de Sumatra.

Clique sur les images pour les agrandir.

Au rayon des épices, la sauce pimentée sambal et la plante andaliman (ci-dessous) également appelée poivre de Batak.

On trouve ainsi le café andaliman et l’arsek. C’est une spécialité faite à base du poisson gold fish qui peuple le lac Toba, marinée aux multiples épices dont l’andaliman.

Côté boissons, j’ai découvert les vins de mangue et de café qui peuvent être une concurrence légitime au Beaujolais Nouveau mais guère plus.

Le tuak, un alcool de riz fermenté ou de palmier

Bilan Sumatra

Le bandrek susu, un thé aux multiples épices qui rappelle le fameux masala chaï indien

(cherche pas de photo, j’en ai pas !)

Insolite

  • En Indonésie, recevoir de la pluie sur la tête porte malchance. Heureusement, les Indonésiens gardent la tête sèche au moyen de petites cagoules plastifiées qu’on appelle des sacs, chez nous.
  • Sumatra est la 6ème plus grande île du monde. Elle vient après le Groenland, la Nouvelle-Guinée, Bornéo, Madagascar et l’île de Baffin au Canada.
  • Absolument tous les chauffeurs de bus ont pour coutume de mettre de l’essence en laissant le moteur tourner.

  • Les champignons hallucinogènes sont complètement légaux en Indonésie. Ce qui contraste avec la peine de mort infligée pour détention de n’importe quelle drogue (dure ou douce).
  • Il semblerait que tout Indonésien qui peuple cette Terre sache jouer de la guitare avec talent. Moi je joue plus du clic clic, que j’ai laissé dans son étui pendant un mois. Pour ne pas trop leur faire d’ombre ou les embarrasser.

  • Le badminton est le sport numéro un en Indonésie. Et le sourire en milieu rural numéro deux visiblement.
  • Sur les 13 500 îles indonésiennes sont parlées plus de 265 langues différentes. Dont le bahasa, langue principale du pays et très semblable à celle de Malaisie.
  • Après le Brésil et le Vietnam, l’Indonésie est le 3ème pays producteur de café au monde.

Bilan Sumatra : les chiffres

Pendant mes 1040 km parcourus sur l’île de Sumatra, j’ai :

Été gentiment dévisagé dans 8 bus.

Pris 2 taxis avec Grab.

Approché au plus près les aisselles des locaux dans 8 bémos (mini bus).

Conquis la jungle du lac Toba sur 1 moto.

Touktouké dans 5 tuk tuks.

Vogué sur 3 bateaux.

Descendu une rivière sur 1 rafting, mon p’tit côté sports extrêmes.

Fait 4 treks dont 3 dans la jungle et l’autre jusqu’au sommet d’un volcan.

Pris mon plus beau sourire en selfie environ 1679 fois dont 87 % quand les gens me prenaient pour le joueur de foot égyptien Mo Salah.

Rencontré 8 orang-outans fans de moi (et des amis désormais).

Rencontré un nombre incalculable d’Indonésiens dont 100% avaient le sourire !

Dormi dans 6 hébergements différents dont 1 bengalow, 2 auberges de jeunesse, 2 guesthouses et 1 fois chez l’habitant.

La banque

Bilan Sumatra

Pour mes 33 jours en Indonésie, j’avais prévu de dépenser 30 €/jour. Sur les 990 € prévus, j’ai dépensé 490 €, soit un total de 14,90 €/jour.

La nourriture : Poste de dépense numéro un et pourtant j’ai mangé local presque tous les jours. Compte en moyenne 12 000 IDR (0,80 €) pour un repas et 3 000 IDR (0,20 €) pour un thé ou un café.

Les visites : Les 110 € des trois jours de trek dans la jungle propulsent les visites en deuxième dépense. Ensuite, seulement 3 € cumulés pour les entrées du volcan Sibayak de Berastagi et du musée batak de Balige.

Les transports : Un poste de dépense à moindre coût puisque les transports sont peu chers à Sumatra et négociables. Plus le transport est petit (bus à tuk tuk) plus la course sera chère. Il faut privilégier les transports locaux bien sûr. D’abord parce que c’est toujours agréable d’être au contact des gens (qui veulent aider et conseiller souvent). Et puis parce que c’est moins cher.

Les hébergements : D’un mignon bengalow face à la jungle à 2,70 € à une chambre sans âme à 5 € la nuit, il n’y a qu’un pas. Les rapports qualité/prix sont toujours aléatoires et les hébergements parfois négociables.

Le visa

En tant que Français, nous bénéficions de 30 jours d’exemption de visa en Indonésie. Le premier et le dernier jour sont inclus, ensuite c’est 1 million IDR/jour (64 €) de dépassement sur le territoire. Pour rester deux mois en Indonésie, il faut demander un visa pour le premier mois (35 €) à l’arrivée avant de passer la douane, puis aller dans un bureau pendant ce mois en cours pour demander un second mois (à nouveau 35 €).

Frais bancaires : Aucun distributeur ne prend de frais de retrait en Indonésie.

Bilan Sumatra

Bilan, Sumatra : 1 mois en Indonésie

Pour finir ce bilan de Sumatra, je dirais que j’ai kiffé tout de suite. Tu peux même pas caler la cuisson d’un gâteau choucroute/pamplemousse entre le moment où j’arrive sur l’île et celui où je commence à la kiffer ! Mes passages à Berastagi et Tuk Tuk ne resteront pas gravés à jamais avec jaillissement de larme d’émotion à leur simple évocation. Mais mes dix jours à Bukit Lawang, avec les habitants et les orang-outans, et mes deux semaines chez Sebastian et Imelda m’ont rappelé les vraies aspirations d’un périple au long cours. En revanche, ils pourraient prévenir les gens. Je sais pas moi, mettre un petit panneau à l’entrée qui dit “attention les gars, vous allez kiffer la vie par ici !”


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Tu as ri à gorge déployée et trouvé des bons plans mais pas de photo de moi tout nu et tu veux que ça continue ?

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Commentaires

2 Commentaires
  1. Publié par
    Ylsen
    Fév 13, 2020 Reply

    Super rigolo ton article !je reviens aussi d 1 mois à java bali lombok en routards et j ai grave tout kiffé comme toi…..par contre à chaque retrait en distributeur j ai eu 8 euros de frais sur 200 euros retirés!!!!!

    • Publié par
      Maxime
      Fév 13, 2020 Reply

      Salut, Je pense que tu confonds les frais opérés par ta banque et ceux pris par les distributeurs sur place. Car Ni à Bali, ni à Lombok et dans plusieurs banques, je n’ai jamais eu de frais au distributeur.

      Merci beaucoup pour ton commentaire en tout cas, et bonne continuation 🙂

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